Les éditeurs classiques travaillent sur des Objets-Plats :
Plat : on travaille sur un flot de caractères. L'éditeur généralement reconnaît les mots, phrases, lignes, paragraphes, ... mais il ne s'agit que d'une reconnaissance lexicale : un mot est une suite de caractères comprise entre deux « caractères de rupture » (blanc ou retour à la ligne), une phrase entre deux points, etc. La frappe d'un caractère peut totalement bouleverser la "structure", sans autre forme de procès.
Objet : une session sous l'éditeur s'intéresse à un certain fichier de texte, indépendamment de son contenu et de ses relations.
On en cite trois, parmi beaucoup d'autres : l'éditeur E [GaF 84], l'éditeur Z [Woo 81], emacs [Sta 81] (vanté pour son caractère extensible). Les défenseurs de l'édition classique adoptent de façon naturelle une position critique vis-à-vis des éditeurs structurés : dans [Woo 81], il est estimé que 95% du travail réalisé en phase d'édition est supporté par un éditeur classique ; pour les 5% restants, l'emploi d'un éditeur structuré entraîne une complication notable de l'implantation, non compté le temps CPU consommé. Dans [GaF 84], il est jugé qu'« éditer un programme est le même acte physique qu'éditer du texte, et [que] l'on devra développer le moins d'effort mental quand les outils seront semblables, à la fois pour l'édition des programmes et des textes ».